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jeudi 29 mai 2014

Services de santé au travail : du numerus clausus au casus belli.

Les services de santé au travail ont vécu en 2012 une réforme qui a modifié les conditions d'exercice de l’activité des médecins du travail. Si elles se veulent "palliatives", ces modifications signent peut être un tournant, notamment quant à  la place tenue par ces derniers au sein des services de santé au travail.

 "Les solutions adoptées aujourd'hui pour déléguer les tâches que les médecins ne peuvent plus assurer conduisent à un appauvrissement de leur métier, qui entrave le développement de l'activité clinique à des fins de prévention" explique Sandrine Caroly chercheuse en ergonomie à l'Université de Grenoble. Cette dernière s'exprime notamment sur la mise en place des équipes pluridisciplinaires composées d'IPRP, de toxicologues mais également  d'infirmières et d'assistants de santé au travail sensés suppléer la pénurie de médecins du travail .
En touchant à la dimension clinique proprement dite, ne touche-t-on pas à  la fonction de vigie, au rôle de rempart contre les inégalités au travail joué par ces derniers?

Le numéro 86, d'avril 2014 de la revue Santé et travail s'intéressent à la question en donnant la parole aux principaux concernés et en s’appuyant sur la recherche inter-universitaire menée depuis 2013 et financée par l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation  et de l'environnement). 


Le numéro de ce trimestre, dans un article  de Philipe DAVEZIES: "Pourquoi il faut parler du travail", revient sur l'importance des espaces de délibération professionnelle pour dépasser les contractions rhétoriques inscrites dans les nouvelles organisations du travail.

La revue "Santé et travail" est un magazine trimestriel.

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