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samedi 7 septembre 2013

Domination et travail


 . En 1548,  Etienne De La Boetie âgé de 16 ans écrit "le discours de la servitude volontaire". Un texte fondateur dont l'actualité est troublante. Fondateur en effet, dans la manière dont il a influencé le mouvement calviniste de 1557, reprenant à son compte l'appel à la révolte porté par le texte de La Boetie. C'est donc comme un pamphlet d’idéologie calviniste que le texte se fait connaître."Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres" . L'homme est libre à l'origine selon La Boetie, la liberté est première puis l'asservissement vient. Il vient par l'homme. L'homme et la femme naissent ensuite esclaves et ne savent pas ce qu'est la liberté. Il ne s'autorise pas à la penser.
Sciences humaines dans son numéro du mois de septembre consacre un dossier au sujet, intitulé "l'énigme de la servitude volontaire".
 

 Entre le 19e et le 20e siècle, les références et études n'ont pas manquer pour décrire les ressorts de la soumission et de la domination. De Freud et "la légitimité de la domination", à Bourdieu et la question de "la violence symbolique" en passant par Milgram et Arendt.
 Comment ces ressorts sont à l’œuvre dans le monde du travail ? Le magazine consacre un article à cette question :"LaBoetie au temps du management" qui n'offre malheureusement pas une analyse en profondeur mais des références bibliographiques pléthoriques pour alimenter la réflexion . 
Cela dit, il aurait été intéressant de voir aborder la question relative à la place qui n'est plus tenue par les instances syndicales, leur érosion structurelle et vocationnelle, l'effondrement d'un rempart contre les inégalités qui  signe pour le salarié, un tournant dans le rapport à l'autorité .

Sommaire sur http://www.scienceshumaines.com/l-enigme-de-la-servitude-volontaire_fr_31009.html


 

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